Faux, les comprimés de paracétamol timbrés P-500 ne contiennent pas le virus mortel Machupo

Une publication relayé sur les réseaux sociaux et largement partagée dans les groupes WhatsApp dans le paysage burundais  appelant au rejet du paracétamol avec la mention P-500 en raison qu’il contiendrait le virus « Machupo » considéré par les médecins comme l’un des virus les plus dangereux au monde avec un taux de mortalité élevé, n’est pas véridique. Elle est une rumeur.

Des recherches menées par BurungaCheck montrent que cette publication datant de 2017 sur Facebook et relayée et partagée d’une manière fréquente en 2019, par plusieurs individus à travers le monde, n’est pas du tout authentique. Elle ne repose sur aucun raisonnement scientifique, cohérent et elle est conçue à des fins manipulatrices de l’opinion. En effet la thèse selon laquelle cette publication ne revêt aucun caractère authentique peut être appuyée par plusieurs preuves :

De prime abord, il n’existe, jusqu’ici, aucun communiqué du Ministère de la santé publique et de lutte contre le Sida interdisant l’usage de ce paracétamol au Burundi. En outre, nos recherches sur le site officiel de l’Organisation mondiale de la santé(OMS) ne montrent nulle part où cette organisation met en garde contre l’utilisation de ce médicament.

En guise d’information, le virus Machupo, aussi connu sous le nom de « fièvre hémorragique bolivienne », se transmet par un rongeur sauvage, selon l’Agence de la santé publique du Canada. Ce virus peut causer une fièvre hémorragique qui se manifeste par des symptômes tels que la« fièvre, un mal-être, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, des hémorragies, des pétéchies sur le haut du corps et des saignements du nez »rapporte l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), un bureau régional de l’OMS.  Le taux de mortalité de la fièvre hemorragique bolivienne varie entre 5% et 30%, estime l’OPS.

Découvert dans une forêt bolivienne en 1959, il « sévit principalement en Bolivie et dans les régions avoisinantes », indique l’Agence de la santé publique du Canada. L’autorité sanitaire de Singapour, qui a déjà démenti cette rumeur en 2017, précisait à l’époque que le virus du Machupo n’a été répertorié qu’en Amérique du Sud. Le virus se « transmet par les excréments de différentes espèces de rongeurs sauvages, qui vivent dans des forêts, des zones rurales et périurbaines », approfondit   Rita Cubel, professeure de virologie à l’Université Fédérale Fluminense, au Brésil.

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